VIH :les nouveaux enjeux

Virus sida csps

 

L’infection à VIH : les nouveaux enjeux

 

Pour la première fois depuis l’identification des premiers cas de Sida en 1981 et de sa cause, le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) en 1983, nous pouvons poser la question de la fin de la pandémie. Nous disposons en effet désormais de toute une palette d’interventions biomédicales complémentaires, d’efficacité démontrée et utilisables à plus ou moins large échelle : le dépistage selon différentes modalités en vue d’atteindre les personnes séropositives qui n’ont pas connaissance de leur statut sérologiques et auxquelles on peut proposer systématiquement un traitement antirétroviral précoce, la prophylaxie pré exposition (PrEP) qui cible les personnes à risque d’acquérir le VIH, la circoncision masculine volontaire et médicalisée, sans oublier la prévention mère-enfant du VIH pendant la grossesse, l’accouchement et l’allaitement.

 

01 -Le VIH/Sida : sommes-nous proches de la fin ?

Pr. François Dabis, ISPED Bordeaux

 

02 -Prise en charge des patients vivant avec le VIH : progrès et innovations thérapeutiques 

Dr. Anne-Marie Taburet, Pharmacienne

03 -Le marché des antirétroviraux dans le monde et la question de l’accès aux traitements dans les pays du Sud (les accords de Doha) 

Pr. Benjamin Cori

04 -Ce que nous apprennent les contrôleurs du VIH 

Dr. Asier Saez-Cirion, Institut Pasteur

05 -La latence du VIH : nouvelle cible thérapeutique 

Pr. Carine Van Lint, Professeur de Virologie Moléculaire

Malgré une multithérapie antirétrovirale combinée (cART) efficace qui permet une réduction de la charge virale plasmatique en-dessous du seuil de détection classique, une virémie résiduelle persiste chez les patients VIH+ traités. La persistance de cellules infectées de manière latente contenant des provirus stablement intégrés, transcriptionnellement silencieux mais compétents en terme de réplication, constitue une barrière majeure à l’éradication du virus.

La répression transcriptionnelle du VIH est cruciale pour l’établissement et le maintien de la latence post-intégrationnelle dont les mécanismes sont multiples et seulement partiellement compris. Mon exposé expliquera plusieurs des mécanismes moléculaires impliqués dans cette forme de latence dans les cellules T CD4+ mémoires au repos (principaux réservoirs du virus in vivo) tels que : le site d’intégration virale et l’interférence transcriptionnelle, l’absence de facteurs transcriptionnels inductibles, la structure chromatinienne et les modifications épigénétiques, l’absence de Tat et de ses cofacteurs cellulaires et la séquestration de P-TEFb (Positive Transcription Elongation Factor b). Basées sur la compréhension de ces mécanismes moléculaires, de nouvelles stratégies thérapeutiques sont actuellement à l’étude : ces stratégies visent soit à réactiver les virus VIH latents de manière à exposer les cellules infectées de manière latente au système immunitaire de l’hôte, soit à bloquer les virus dans un état latent afin d’éviter la réactivation et le rebond de la virémie. En effet, la plupart des mécanismes moléculaires impliqués dans la latence post-intégrationnelle peuvent être pharmacologiquement modulés. Dans cet exposé, seront décrites certaines des stratégies thérapeutiques ainsi que les résultats des essais cliniques déjà réalisés.

Il est important de noter que des études récentes en laboratoire et lors d’essais cliniques ont mis en évidence des variations qualitatives et quantitatives, spécifiques à chaque patient, au niveau de la capacité des cellules infectées à être réactivées en réponse à différents types d’inducteurs du VIH-1. Une meilleure compréhension des mécanismes impliqués dans ces variations est essentielle dans la course vers une rémission, voire une guérison, du VIH.

06 -Tout a changé et cela ne se sait pas encore 

Dr. France Lert, Directrice de Recherches, INSERM

 

07 -Vivre avec le VIH : les complications métaboliques et leur prise en charge

Pr. Jacqueline Capeau, Professeur de la  Faculté de Médecine Pierre et Marie Curie

08 -Rechercher avec les personnes : l’implication des personnes séro-concernées 

Dr. Bruno Spire, Inserm