Baisse des prix du médicament : le Maroc anticipe la CSU

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Couverture sanitaire universelle (CSU)
« Veiller à ce que l’ensemble de la population ait accès aux services préventifs, curatifs, de réadaptation et de promotion de la santé dont elle a besoin et à ce que ces services soient de qualité suffisante pour être efficaces, sans que leur coût n’entraîne des difficultés financières pour les usagers », telle est définie la couverture universelle par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

 

Pilier 1 (PLAN « SANTÉ 2025 » MAROC)
Axe 7 : Améliorer l’accès au médicament et aux produits de santé
28. Mettre en œuvre les dispositions de la Politique pharmaceutique nationale.
29. Réadapter le cycle d’approvisionnement et de distribution des produits de santé.
30. Optimiser la gestion et l’utilisation des produits de santé.
31.Poursuivre la politique de baisse des prix des médicaments et dispositifs médicaux.
32. Améliorer le taux de pénétration du générique.

L’assurance maladie (AM) subit des pressions constantes de l’opinion publique et des institutions internationales (Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la Banque mondiale (BM)) pour réformer le système des prix des médicaments et leur remboursement.
Ces constats montrent que la stratégie en matière d’établissement et de baisse des prix des médicaments remboursables nous sera imposée durant l’instauration de la CSU et même après pour garantir la viabilité de l’AM.

Dans les pays où les régimes d’AM couvrent une part importante de la population et où, généralement, les patients ne paient qu’une partie des médicaments, le contrôle des prix fait partie d’une stratégie visant à empêcher les coûts d’augmenter.
En revanche, dans les pays où l’AM est moins répandue et où les consommateurs paient de leur poche la majeure partie des prix des médicaments (en particulier dans les pays en développement), le contrôle des prix tend principalement à rendre les médicaments plus abordables.

Le transfert de marge ne sera pas suffisant !

Dans les pays moins développés d’Afrique, où il existent des marges fixes, on remarque l’attention permanente ces dernières années de l’OMS et de la HAI sur les prix des médicaments et des marges de distribution intégrées aux prix, la disponibilité des médicaments et l’accessibilité financière.

 

Dans tout les pays la progression des dépenses pharmaceutiques est plus rapide que celle des dépenses de santé en général.
C’est pourquoi depuis des années, les pouvoirs publics intensifient leurs efforts pour ralentir la progression des dépenses des médicaments et mettre en place différents mécanismes de maîtrise de dépenses.
Trois types de mesures ont été mis en œuvre :
Premièrement, la régulation visant les marges et les prix (ce qui est actuellement notre cas);
Deuxièmement, les mesures de taux de remboursement (déjà fait);
Troisièmement des mesures de plafonnement budgétaire concernant les dépenses des médicaments (budget du remboursement pour chaque médecin généraliste et spécialiste, par exemple).


Avec des prix en constante baisse depuis 10 ans, le marché pharmaceutique français est l’un des plus bas d’Europe.

« La pharmacie est porteuse d’avenir pour la santé de tous…
La pharmacie doit aussi être porteuse d’avenir pour les pharmaciens. »

Au poker, regarder le jeu de son adversaire dans le reflet de la vitre contre laquelle il s’est adossé, on dit que c’est tricher. En politique, c’est anticiper.