Les 20 découvertes du plus grand chimiste de tout les temps : Jabir Ibn Hayyan

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Jâbir ibn Hayyân al-Báriqi al-Azdi, fils d’un alchimiste et pharmacien arabe, né en 721 en Iran, de son nom complet Abu Musa Jâbir ibn Hayyân Al-Azdi, était un alchimiste musulman d’origine yéménite.
En France, il est surtout connu sous la forme latinisée de son nom, Geber. Il est considéré comme le père de la chimie pour avoir été le premier à pratiquer l’alchimie de manière « scientifique ».

Les 20 découvertes de Jabir Ibn Hayyan

1) Jâbir devine que des quantités finies de différentes substances sont mises en œuvre au cours des réactions chimiques, devançant ainsi de presque un millénaire les principes de la chimie moderne et notamment de la loi des proportions définies découverte par Joseph Louis Proust en 1794.

2) Il a inventé l’alambic, ce qui lui a permit d’effectuer des distillations de manière plus sûre, plus aisée et plus efficace.

3) En distillant des sels en présence d’acide sulfurique, Jâbir découvrit l’acide chlorhydrique (à partir de chlorure de sodium).

4) L’acide nitrique (à partir de salpêtre).

5) En mélangeant les deux acides, il inventa l’eau régale, qui est l’un des seuls réactifs chimiques qui permette de dissoudre l’or.

6) On lui attribue également la découverte de l’acide citrique (à la base de l’acidité du citron).

7) L’acide acétique (à partir de vinaigre).

8) L’acide tartrique (à partir de résidus de vinification).

Il améliore de nombreux procédés de fabrication, parmi lesquels :

9) La fabrication de l’acier et de divers métaux.

10) LA prévention de la rouille.

11) La dorure.

12) La teinture des vêtements

13) Le tannage du cuir.

14) L’analyse de pigments.

15) Il a développé l’utilisation du dioxyde de manganèse (MnO2) dans la fabrication du verre afin de compenser les teintes vertes produites par le fer, procédé encore employé de nos jours

16) Il fut le premier à remarquer que l’ébullition du vin produit une vapeur inflammable, ouvrant ainsi la voie à la découverte de l’éthanol par Al-RAZI.

17) Il est le premier à proposer une nomenclature des substances, qui peut être vue comme posant les bases de la classification des éléments moderne.

18) Le premier a séparé les substances en trois catégories : « esprits », qui se vaporisent sous l’effet de la chaleur comme le camphre, l’arsenic ou le chlorure d’ammonium ; les « métaux » comme l’or, le plomb, le cuivre et le fer ; et les « pierres » qui peuvent être broyées sous forme de poudre.

19) Il a aussi découvert les alcalins, connus dans la terminologie chimique moderne par leur nom arabe alkali.

20) Jâbir ajouta quatre propriétés à la physique d’Aristote : le chaud, le froid, le sec et l’humide. Chaque élément de la physique d’Aristote était caractérisé par ces propriétés : le Feu était chaud et sec, l’Eau froide et humide, la Terre froide et sèche et l’Air chaud et humide. Dans les métaux, deux de ces propriétés étaient intérieures et deux extérieures. Par exemple, le plomb était froid et sec, et l’or chaud et humide. D’après la théorie de Jâbir, il devrait être possible en réarrangeant les propriétés d’un métal d’en créer un nouveau. Cette théorie fut à l’origine de la recherche de l’al-iksir, l’élixir indéfinissable qui aurait rendu cette transformation possible, équivalent de la pierre philosophale dans l’alchimie européenne.

Jâbir devint alchimiste à la cour du calife Haroun al-Rashid. Il était surnommé « al-Sufa », ce qui indique qu’il appartenait à une branche mystique et ascétique de l’Islam. Il écrivit le Kitab al-Zuhra (« Livre de Vénus », le Noble art de l’alchimie) pour Haroun al-Rashid.

Il écrit dans son « Livre des Pierres » que « le but est de désarçonner et d’induire en erreur tous sauf ceux aimés de Dieu et qu’il destine au savoir. » Ses travaux étaient délibérément écrits suivant un code ésotérique, de manière que seuls ceux ayant été initiés dans son école d’alchimie puissent les comprendre. Il est donc très difficile pour le lecteur moderne de discerner quels aspects de ses écrits doivent être compris comme des symboles (et d’en démêler la signification) et lesquels peuvent être compris littéralement.

Les travaux de Jâbir concernèrent également la médecine et l’astronomie. Malheureusement, un petit nombre seulement de ses livres ont été édités et publiés, et peu sont toujours disponibles pour la traduction.