LIBIDO FÉMININE : Un nouveau médicament fait monter les actions boursières de son producteur en flèche

Bremelanotide palatin
Aucun commentaire sur LIBIDO FÉMININE : Un nouveau médicament fait monter les actions boursières de son producteur en flèche

Un nouveau médicament destiné à stimuler la libido des femmes a atteint ses principaux objectifs après les derniers essais cliniques de stade avancé, selon les premiers résultats publiés mardi par son développeur, Palatin Technologies Inc.

Ce laboratoire a déclaré que ce médicament à base de bremelanotide, a démontré une amélioration statistiquement significative par rapport au placebo sur l’échelle de mesure des niveaux de désir et de détresse féminins, dans une étude de 24 semaines, sur plus de 1200 patientes diagnostiquées avec un désordre du désir sexuel hypoactif (DDSH).

Le DDSH est défini comme une absence de désir sexuel, entraînant chez la femme un sentiment de détresse personnelle. Il s’agit du problème sexuel le plus fréquemment rapporté par les femmes.

Le DDSH peut générer un sentiment de mal de vivre, d’inquiétude voire de frustration et avoir un impact négatif sur les relations entre la femme avec son partenaire.

Ce nouveau médicament est bien toléré sans aucun problème de sécurité identifié. L’effet secondaire le plus fréquent étant une légère nausée, qui est généralement bien tolérée.

Les médicaments qui tentent de traiter ce genre trouble sont souvent désignés comme «Des Viagra féminins », la bremelanotide, comme le Viagra est conçu pour être administré en prise unique, en prévision d’une ctivité sexuelle, plutôt que tous les jours.

Ce médicament analogue de peptide synthétique qui imite une hormone naturelle est administré par voie sous-cutanée, en auto-injecteur et à une durée d’action de 6 à 8 heures.

La subjectivité intervient aussi dans le diagnostic du trouble, et donc dans l’opportunité de prescrire un traitement. « Nous sommes là pour soulager une souffrance, mais souvent, nous avons du mal à cerner la plainte, à comprendre le ressenti de la patiente », explique Philippe Brenot, psychiatre et sexologue.

La perception du manque de désir peut aussi être liée à des pressions extérieures : « Beaucoup de femmes ressentent moins de désir que la plupart des hommes, et les pressions masculines peuvent renforcer la baisse de désir. Souvent, c’est un problème de couple plus que d’individu. »

Une chose est sûre, l’autorisation accordée par la Food and Drug Administration (FDA) marque une nouvelle étape dans la médicalisation de la sexualité féminine.

Palatin prévoit sa commercialisation en 2017.

Traduit par la CSPS