Le premier STENT biorésorbable vient d’être approuvé par la FDA

stent bioresorbable
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Stent est un ancien terme anglais décrivant un support. Dans la littérature médicale, le nom de Charles Thomas Stent,un dentiste anglais du XIXe siècle est parfois évoqué comme étant à l’origine du terme.
Le stent est un dispositif, le plus souvent métallique, maillé et tubulaire, glissé dans une cavité naturelle humaine (ou animale) pour la maintenir ouverte. Il, s’agit donc, le plus souvent, d’un support  artériel.

STENT métalliqueIl est essentiellement utilisé dans des artères au cours d’une angioplastie ( une technique médico-chirurgicale de modification d’un vaisseau sanguin, le plus souvent une artère, dans le cas de la maladie coronarienne par exemple). Il peut également être employé dans l’urètre, les canaux biliaires….Il est appelé communément « ressort ».

En français, on parle souvent d’endoprothèse artérielle, par contre, le terme prothèse est réservé à un dispositif artificiel destiné à remplacer un membre, un organe ou une articulation.

La société Abbott vient de recevoir l’approbation de la FDA(food and Drug administration) pour sont stent bioresorbable, premier de son genre.
Selon le CDC, les maladie coronariennes sont le type le plus fréquent des maladie cardiaques, tuant plus de 370.000 personnes chaque année.

STENT

Les stents traditionnels permettent de dilater les artères pour que le sang circule, mais ils perturbent le remodelage naturel des vaisseaux qui a lieu après la formation d’un caillot: les parois des artères perdent alors leur plasticité. Voilà tout l’intérêt de poser un stent temporaire, qui assure le rôle de tuteur le temps de rétablir la circulation du sang, puis s’efface une fois sa mission accomplie. Cela permet aussi d’éviter l’inflammation chronique que peut occasionner un tel objet métallique présent à vie dans les vaisseaux.

Selon Abbott, le stent est résorbé complètement trois ans après son implantation. Une fois son travail fait, l’endoprothèse vasculaire se décompose au cours du temps dans de l’eau et du gaz carbonique, ne laissant que quatre « très faible » marqueurs de platine incorporés dans les parois des artères pour indiquer où l’implant a été placé.

L’arrivée de ces nouveaux dispositifs biodégradables pourrait bouleverser les techniques actuelles en évitant la présence permanente de tels accessoires métalliques dans les vaisseaux. 

Traduit par la CSPS