La différence entre les produits cosmétiques et les dermo-cometiques

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Imprégnés du savoir-faire pharmaceutique, les produits dermo-cosmétiques sont des produits conçus, développés et testés avec la rigueur et l’éthique d’un médicament.

De par leur niveau scientifique, les produits dermo-cosmétiques sont vendus dans le circuit offcinal ou équivalent. Ainsi, ils sont expliqués et conseillés par un pharmacien après avoir été souvent recommandés par un dermatologue.

La peau au contact de produits topiques

Cosmétiques d’hygiène et de parure encore appelés cosmétiques classiques, produits dermo-cosmétiques ou médicaments dermatologiques, ces produits topiques ont une seule et même cible : la peau et ses phanères (cheveux, ongles, poils) en contact quotidien avec des produits d’hygiène et de soin.

Phanères

La peau ( plus précisément les fibroblastes, les kératinocytes et les mélanocytes qui la composent ) sait très bien identifier et faire la différence entre ces trois catégories de produits.

Le consommateur, lui, est moins avisé…

• Quelles différences fait-il et, surtout, en perçoit-il une, entre un produit cosmétique classique et un produit dermo-cosmétique ?

• Quelles ressemblances identifie-t-il entre un produit dermo-cosmétique et un médicament dermatologique ?

Dermo-Cosmétique, une dénomination qui a du sens

Certes, la seule différence entre « dermo- cosmétique » et « cosmétique » est la présence du préfixe « dermo ». mais ce dernier a toute son importance !

reprenons les choses à leur point de départ… tout est dans l’étymologie et la sémantique.

Le mot « cosmétique » vient du grec ancien « kosmetikos » (art de la parure), terme lui-même dérivé de « kosmos » (ordre, bon ordre, organisation et, par extension, ornement). retenons pour les cosmétiques : l’art de la parure pour la beauté de la peau.

quant au terme « dermo », il vient du grec « derma », qui signifie la peau et dont l’association avec le sufixe « logie » désigne la matière et, par extension, la spécialité médicale.

Medicament cosmétiques

on retiendra donc pour les cosmétiques la relation avec la beauté de la peau, pour la dermatologie le lien avec la santé de la peau.

La défnition européenne du médicament est précisée dans deux directives européennes transposées en droit français.

« on entend par médicament toute substance ou composition présentée comme possédant des propriétés curatives ou préventives à l’égard des maladies humaines ou animales, ainsi que toute substance ou composition pouvant être utilisée chez l’homme
ou chez l’animal ou pouvant leur être administrée, en vue d’établir un diagnos- tic médical ou de restaurer, corriger ou modi er leurs fonctions physiologiques en exerçant une action pharmacologique, immunologique ou métabolique ».

un médicament doit répondre à des contraintes réglementaires extrêmement strictes qui régissent sa mise sur le marché afin d’assurer sa qualité, son efficacité et son innocuité. une décision administrative, l’amm, (autorisation de mise sur le marché) permet sa mise à disposition.

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Selon la Directive européenne, un produit cosmétique est défni comme :

« toute substance ou mélange destiné à être mis en contact avec les diverses parties superficielles du corps humain notamment l’épiderme, les systèmes pileux et capillaire, les ongles, les lèvres et les organes génitaux externes, ou avec les dents et les muqueuses buccales, en vue, exclusivement ou principalement, de les nettoyer, de les parfumer, d’en modifier l’aspect, de les protéger, de les maintenir en bon état ou de corriger les odeurs corporelles ».

L’application locale d’un produit cosmétique est susceptible de générer trois types d’effets :

• un effet local, irritant ou corrosif, résultant du contact direct entre le produit et la peau
ou les muqueuses,
• un effet sensibilisant, qui est : soit un déclenchement de réaction allergique, soit l’induction d’un potentiel sensibilisant,
• un effet systémique, qui résulte du passage dans l’organisme de tout ou partie des consti- tuants du produit cosmétique. Les produits cosmétiques et dermo-cosmétiques subissent donc une batterie de tests d’évaluation prédictive de la sécurité.

Les produits dermo-cosmétiques sont des produits particulièrement sûrs et sécurisés à tous niveaux. Le contrôle de l’innocuité a été réalisé à chaque étape de la conception : molécules par molécules, puis formule complète sur des modèles prédictifs de plus en plus proches de la cible desdits produits : la peau humaine.

Le programme d’évaluation de la sécurité comprend chronologiquement des tests
de toxicologie in tubo, in vitro, ex vivo et in vivo.

On commence les essais prédictifs sur des cellules cutanées isolées et cultivées dans un milieu de culture approprié, puis incorporées dans une peau reconstruite en tridimensionnel in vitro pour aboutir à des tests ex vivo sur peau isolée maintenue en survie. on termine, une fois toutes ces étapes franchies, par un test de tolérance sur volontaires sains et représentatifs de la population cible.

Cette phase de tests d’innocuité est inspirée du développement des médicaments. C’est en ce sens que les produits dermo-cosmétiques sont sûrs et rassurent autant les professionnels de santé qui les prescrivent et les conseillent que les consommateurs qui les utilisent.

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Comme pour un médicament, les actifs dermo-cosmétiques sont originaux et spécifique  aux produits du laboratoire qui les a découverts. ces actifs et les produits dermo-cosmétiques qui les contiennent sont donc l’exclusivité dudit laboratoire

Mais pourquoi « prescrire » un produit dermo-cosmétique ?

Plusieurs cas sont possibles.
Un médicament est destiné à traiter des maladies et son efficacité peut être renforcée par des dermo-cosmétiques. Le meilleur exemple est la synergie corticoïde topique et dermo-cosmétique émollient dans la prise en charge de la dermatite atopique.
Un médicament peut également générer des effets secondaires au niveau de la peau, lesquels peuvent être atténués par un produit dermo- cosmétique. Prenons, dans ce cas, l’exemple du traitement de l’acné par l’isotrétinoïne per os, qui entraîne une sécheresse intense de la peau et des lèvres, contrebalancée par l’utilisation de soins surgraissants facial et labial.
D’autre part, certains problèmes de peau ne justifiant pas l’utilisation de médicaments sont résolus par l’application de dermo-cosmétiques comme par exemple le soin de la peau très grasse.
véritable complémentarité voire réelle synergie dans certains cas, les dermo-cosmétiques ont toute leur place à côté des médicaments sur l’ordonnance du médecin qui n’hésite pas à les recommander.

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On retrouve des produits cosmétiques dans les parfumeries, mais aussi en « self-service » dans les supermarchés ou en vente par correspondance, car la plupart des produits cosmétiques classiques ne nécessitent pas de conseils associés dispensés par un professionnel de santé.

en effet, l’acte d’achat d’un produit cosmétique est facile et facilité dans certains points de vente par des conseillères beauté. Leurs conseils portent principalement sur le choix de textures, de couleurs, de parfums et d’agrément d’utilisation.

De plus, l’achat est souvent un achat d’instinct, de « feeling » et il est également influencé par les publicités multiples et variées utilisant tous les supports de communication.

a contrario, conformément au système de distribution sélective mis en œuvre par les fabricants, les produits dermo-cosmétiques sont commercialisés dans des points de vente bénéficiant de la présence d’un diplômé en pharmacie ou son équivalent.

Remettons les pieds sur terre et essayons de tirer profit de cette démarche française :

-Chez nous au Maroc, cosmétique et dermo-cosmetique ont la même signification et sont mis ensemble dans un même panier.

-Il faudrait essayer de sensibiliser les clients et leur expliquer cette difference essentielle.

-Insister sur le fait que les dermo-cosmétiques ont le même cursus de fabrication que les médicaments et ne peuvent être mieux conseiller ailleurs qu’en pharmacie.

-Encourager la distribution sélective des produits dermo-cosmétiques et proposer les pharmacies comme des points de vente exclusifs.

« Si on rêve, autant rêver grand »

-Faire en sorte, si possible, que les dermo-cosmétiques rejoignent les dispositifs médicaux pour faire partie du monopole du pharmacien (tant qu’on a une pharmacopée à refaire).

Pour plus de détails concernant les fabricants de dermo-cosmetique suivez ce lien