FACEBOOK ADDICTION: Mêmes voies cérébrales que la drogue et le jeu

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On estime que 6% des usagers dans le monde sont dépendants à l’Internet et la Facebook addiction n’est plus une notion nouvelle. Une étude a même suggéré que se connecter en permanence aux réseaux sociaux serait devenu bien plus addictif que fumer une cigarette, pour les fumeurs et plus fort qu’une pulsion sexuelle. Cette nouvelle étude, présentée dans les Psychological Reports démontre par l’imagerie que Facebook peut stimuler les mêmes voies que la drogue et le jeu.

Une échelle permettant de mesurer l’addiction à Facebook a même été développée, il s’agit de la » Bergen Facebook Addiction Scale « . Les psychiatres et les pédiatres américains » se tâtent » pour la considérer comme une véritable maladie. Cette nouvelle étude montre via l’observation du cereau par scanner que l’utilisation excessive de Facebook pourrait avoir un effet similaire à celui de la cocaïne sur le cerveau…

L’idée était de vérifier si l’usage intensif de Facebook ou d’autres technologies, -comme la consultation incessante du smartphone- doit être considérée comme une véritable addiction. Les chercheurs de l’Université de Californie du Sud ont mené cette expérience avec 20 étudiants, 10 hommes et 10 femmes, utilisateurs effrénés, âgés de 18 à 23 ans, et dont le cerveau était balayé par IRMf, alors qu’ils devaient effectuer un test destiné à mesurer leur réaction à des signes et des symboles associés à Facebook (comme le logo « F »). Les chercheurs constatent que les usagers les plus réguliers présentent une activation des zones d’impulsivité du cerveau, dont le système amygdale-striatum, identique à l’activation observée dans la toxicomanie. En revanche, à la différence des usagers de drogues ou des consommateurs d’alcool, chez ces participants les zones du cerveau impliquées dans l’inhibition des impulsions -comme le cortex préfrontal- fonctionnent normalement.

De nombreuses différences cérébrales déjà identifiées dans la toxicomanie se retrouvent ainsi en cas de surutilisation de Facebook, et ces différences sont associées à une difficulté de contrôle des impulsions. Ainsi, les participants présentant des niveaux faibles à moyens de symptômes de dépendance présentent aussi, au scanner, un système amygdale-striatum hyperactif, en revanche l’observation du système d’inhibition révèle que cette addiction se manifeste bien de façon différente par rapport à beaucoup d’autres dépendances, comme l’addiction aux drogues.

La bonne nouvelle, c’est qu’une utilisation problématique de Facebook pourrait être corrigée en rétablissant l’équilibre entre les systèmes du cerveau. Ainsi, suggèrent les chercheurs, la thérapie cognitivo-comportementale, utilisée dans la prise en charge de nombreuses addictions, pourrait bien être aussi efficace pour décrocher de l’écran.

Source: Psychological Reports